Bon étant donné que l’activité du blog n’est tenue que par les remises en forme de Pierrot, les élucubrations de François et la lutte épique et haletante de Fafou contre le CNFPT. Je me suis dit que j’allais y lâcher un petit mail en forme de bilan de mon été dérivant sur mes petites escales normandes et pas de calaisienne des dernières semaines de septembre.
Bon vous n’êtes pas sans savoir que j’ai passé mon été à taffer en saison entre début mai et début septembre pour le compte d’un glacier artisanal (petite pub : http://www.sopaglace.com/). Mon rôle consistait à préparer les commandes de nos chers clients, gérer les stocks (comme tous mes collègues) et enfin livrer sur certaines tournées.
Le travail a été comme prévu éprouvant (en moyenne 55 à 60 heures par semaine avec travail le samedi matin), à l’image de ce que j’avais déjà pu connaître en 2005 lors de ma première saison avec eux. Mais bon je connaissais la boutique et les gens et ça c’est passé dans une ambiance très détendue et familiale, surtout vers la fin où tout était prétexte à boire un coup… :D Hormis une accroche assez violente avec un collègue aucun incident n’a été à déplorer.
En tout cas à l’issue de cet été assez intense, je me suis permis de me garder un mois de septembre posé avec tout de même en vue un petit périple sur les deux dernières semaines pour revoir quelques têtes connues.
Ainsi à la 3e semaine de septembre je suis allé sur Nantes voir un ancien collègue de promo de licence dans l’optique d’un éventuel passage sur St-Nazaire voir Koul et sur Vannes voir Aurélie. Cependant, ni l’une ni l’autre n’ont pu me recevoir pour raisons différentes, Partie remise ! Au final j’ai passé la fin de semaine sur Rennes (avec crevaison à la clé à l’aller mais ça c’est du détail…)
A la 4e semaine je me suis un peu plus bougé avec mon fidèle destrier 405esque puisque je suis allé faire une petite virée dans le Nord de notre cher territoire hexagonal. Ainsi un petit passage chez Fafou du Mardi début d’après-midi au jeudi fin de matinée tout d’abord.
Après environ 5 heures de route j’ai réussi à dénicher la tanière de notre cher ami Fafou, bon il aura quand même fallu que ce dernier vienne me chercher au pied de l’église du village le plus proche, l’accès à son village étant pour le moins boisé. Pas simple à trouver.
Je me suis donc retrouvé dans une charmante petite maison familiale à Saint Martin du Manoir à quelques 10 minutes du Havre en compagnie des parents du Fafou. Nous n’avons pas perdu notre temps puisque nous avons directement enchainé sur une visite pour le moins complète du Havre (excepté la ville Haute). C’est toujours assez agréable d’être accompagné par une personne connaissant bien les lieux pour mieux percevoir l’intégralité d’une ville. En tout cas cette visite m’aura permis de revoir ma position préconçue sur Le Havre comme ville essentiellement industrielle et morose. La proximité et l’accessibilité de la mer, une reconstruction post-bombardement très « aérée », un dynamisme exceptionnel du point de vue de la réfection de bâtiments témoignant des activités antérieures de la ville auront été autant d’arguments favorables pour Le Havre à mes yeux.
Petite soirée sympathique dans un resto sur le front de mer et on ne rentre pas très tard.
Le lendemain, la visite normande s’est poursuivie en 2 temps avec tout d’abord encore une petite virée urbaine dans Harfleur, charmante petite bourgade au demeurant. Cette session étant suivie dans l’après-midi d’une petite rando le long des falaises d’Etretat, là encore ça vaut le coup d’œil. Les photos ne rendent pas forcément bien compte de l’immensité des falaises et la lumière n’était qui plus est pas trop de la partie mais franchement ça vaut le détour. Du point de vue des environnementalistes que nous sommes, j’ai pu tout de même noter une aberration exceptionnelle avec la mise en place d’un golf assez prestigieux juste en retrait du sentier littoral du début des falaises… Ce golf étant donc en lieu et place de pelouses et autres landes… Dans la foulée d’Etretat, nous avons remonté la falaise direction Fécamp le temps de profiter du bassin portuaire et du front de mer pour se poser boire un petit coup ! Retour en fin d’après-midi à la maison familiale.
Nous en arrivons à la conclusion du périple normand avec une matinée bien gentillette dans Montivilliers et son marché. Une petite exposition photographique dans le réfectoire d’une abbaye achève de nous occuper la matinée. Dernier repas familial du midi et je reprends la route en tout début d’après-midi non sans remercier Fafou chaudement ainsi que ses parents pour leur accueil et les discussions nourries qui m’auront entre autre permis d’en apprendre beaucoup en peu de temps sur la région.
Je reprends donc la route vers le Pas de Calais et plus précisément Bruay la Buissière où je suis attendu chez mon cher petit François… Cependant je prends ce dernier de court et arrive 1 heure plus tôt que ce qu’il pensait, pour le coup, je commence ma prise de contact avec le Pas de Calais seul et découvre quelques charmes de Bruay la Buissière dont son hôtel de ville et son grand espace vert bordant la rivière en bas de la ville. Comme prévu Fanch me récupère au pied du lycée de la ville et nous allons faire un tour chez lui normalement simplement poser les affaires Fanch ne voulant pas forcément trainer dans le contexte familial. Cependant, nous avons très vite été rattrapés par la générosité de ses parents avec lesquels nous avons donc mangé un bon gros saladier de frites (achetées à la baraque du coin) agrémenté d’une bière me concernant et d’un jus de fruits pour Fanch (cherchez l’erreur…). Bref, l’immersion est engagée ! Elle se poursuivra dans les toilettes du troquet à ambiance « pirate » de Bruay où nous avons bu une petite bière cette soirée là après être passé par le Parc de Bruay lieu d’élucubrations juvéniles de Fanch. En effet, dans les toilettes de ce bar j’ai eu le sentiment le temps d’environ une minute d’être dans un pays étranger…
Je vous fais le topo : toutes petites chiottes pour les mecs avec 2 urinoirs calés en coin de pièces, on se retrouve quasi cul à cul avec un gars qui spontanément m’adresse la parole en chtimi pour tout un speech ! Je lui réponds que je ne suis pas du coin ce à quoi il s’excuse (mais toujours avec un très fort accent chtimi). Excellent !
Dans la foulée de ce petit bar nous enchainons avec une petite virée nocturne sur Arras que j’ai pu apprécier sous un jour un peu plus approfondi que lors de mon « passage Metallicien » et encore pouvoir discuter avec Fanch de son passage dans cette ville. Sur le retour petit arrêt « mystique » au pied des vestiges l’abbaye de Mont Saint Eloi mis en valeur par un éclairage douteux de loin mais avec un bon effet de près (http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_du_mont_Saint-%C3%89loi)! Ces deux tours qui peuvent paraître au demeurant assez banales, moi je les ai trouvées très imposantes et jolies. Ainsi s’est conclue cette première belle soirée avec un retour à la maison familiale et un dodo « en couple »…
Le lendemain le programme était clairement défini. Premièrement, dans la matinée nous avons été faire un petit tour sur les terrils jumeaux de Loos en Gohelle culminant à 186 mètres. Ce qui n’est au départ qu’une friche industrielle est devenu au fil du temps un superbe site progressivement recolonisé par la végétation avec notamment une zone humide en lieu et place de l’ancien bassin de décantation doté d’une belle roselière. Qui plus est le site offre une vue imprenable sur l’ancien bassin minier, l’arrière pays et aussi les villes. Enfin et j’ai envie de dire surtout, quel meilleur témoignage du travail colossal et pénible des travailleurs miniers de région ?
Poursuite de la visite avec dans l’après-midi une petite escapade en direction des Caps Gris-Nez et Blanc-Nez. La route a été longue n’est-ce pas Fanch ? Quelques demi-tours et doutes quant au trajet mais là encore joli spectacle ! On s’approche d’assez près des paysages d’Etretat mais l’arrière pays est totalement différent et assez spectaculaire. Dommage qu’un enc… de motard ait pris un malin plaisir à faire des allers-retours montée-descente vers le sommet du Cap Gris-Nez pour nous gâcher la relative quiétude et beauté du site. La suite a été encore plus bucolique car nous sommes restés en soirée sur le site du Cap Blanc-Nez jusqu’à la tombée de la nuit avec au tout début un camping envisagé par Fanch mais abandonné pour diverses raisons dont une humidité et un froid assez saisissant et la proximité du bâtiment des Affaires Maritimes… En tout cas le repas aux abords du brave « Partner Camping » de Fanch a été bien sympathique et copieux ! Sur le retour une étape par Saint-Omer où j’ai pu apercevoir Julien (pour ceux qui l’ont vu, le copain de Fanch à dreads qui a fait un passage par le continent africain récemment). Le bar où nous nous sommes arrêtés était relativement cool avec une petite soirée bœuf musical très rock n’roll totalement en accord avec la thématique musicale de la journée ! Belle ambiance en charmante compagnie pas grand-chose à demander de plus ! Petit détour du côté de chez le père de Julien déposé sur le retour et de nouveau retour au dodo à la maison.
Le samedi, l’ « émersion pieutale » a été plus longue que prévue et pour le coup le programme s’en est trouvé légèrement changé quoiqu’il n’en soit resté pas moins efficace. En fin de matinée nous avons été faire un petit tour dans un bel espace vert avec encore une fois une position surplombante. Puis, dès le début d’après-midi, nous sommes allés faire un petit tour sur Lille par une belle journée de beau temps. Bien, franchement, c’est une ville bien sympathique au premier abord en tout cas. Architecturalement parlant on trouve quelques beaux bâtiments bien massifs comme la Préfecture par exemple mais c’est surtout dans le « vieux Lille » que Lille prend tout son caractère. Ensuite, il semble que la ville soit très riche du point de vue culturel, ne serait-ce que pour la culture « underground » aperçue au détour de 2 expos assez sympathiques écumées avec le Fanchon ! La soirée s’est terminée dans un bar au son d’un bœuf musical bien sympathique et riche et avec quelques demi et rencontres inattendues à la clé. Cela aurait pu se terminer au son d’un concert de dub en toute fin de soirée mais devant mon manque de motivation assez criard quant à cette perspective, nous avons opté pour un repli stratégique…
Le Dimanche sonnait la fin de l’escapade mais nous avons tout de même profité de la matinée pour aller encore une fois donner dans le typique avec la visite du seul coron encore en état d’origine au niveau européen (tu m’arrêtes Fanch si je dis des conneries) situé au cœur même de Bruay la Buissière. Ce dernier était le siège d’une manifestation festive (pas encore démarrée le matin) et sert de « résidence » à des artistes marseillais pour l’une des habitations qui a été rénovée. Il est à noter que cette cité minière presque fantôme est encore habitée par quelques familles… Pour donner dans le populaire c’est dans cette cité qu’a été tournée la scène de « Bienvenue chez les Chtis » où ils se font volontairement passer pour des arriérés. En tout cas, ça prend aux tripes de voir le relatif dénuement en même temps solidarité essentielle dans lesquels vivaient les mineurs de l’époque. L’attachement à ces « ruines »peut paraître désuet aux yeux de certains mais ce n’est ni plus ni moins que du patrimoine et du témoignage.
C’est sur cette note que s’est achevé mon périple non sans un dernier repas familial avant de partir vers les 14h prendre la route pendant presque 9 heures sans autoroute et sans carte…
Désolé pour la longueur et pour les fautes s’il en reste mais la flemme me prend quelque peu en cette fin de billet…
PS : photos dans un second post si demande il y a car sinon ça fera vraiment très très long...
6 commentaires:
Mais mais mais !!! c'est pas indigeste du tout ! au contraire, c'est fort sympathique et des photos serais les bienvenues. En revanche, tu peux les mettre sur picasawebgallery plutot que sous forme de post.
Tu peux finir le trip par Matam, c'est juste a 7000 Km...yen a qui traverse le sahara en deudeuche, me dis pas que ta voiture peut pas le faire ;)
Si photo il y a elles ne seraient de toute façon pas ou peu de moi car pas d'appareil correct. Je vais me pencher là-dessus.
En tout cas content qu'au moins une personne ait pris la peine de le lire...
Je ne doute pas des capacités de ma grosse à tenir le voyage je doute plutôt des capacités du couillon assis derrière le volant... ;-)
Bon c'est quoi c'bordel! D'où qu'elles sont les photos! (un lecteur attentif au regard que porte le spectateur alléché)
les photos ouiiiiiiiiiiiii
Hé mon Ti Toto !!! Juste un p'tit commentaire pour t'éclairer sur ta photo n°20 du dossier Etretat que je viens de visionner. Ma famille a conservé la maison de mon grand-père à Yport, à 15 kms d'Etretat et 7 kms de Fécamp, sur la côte entre les deux. Je connais donc plutôt bien le coin car j'y ai passé de nombreuses vacances.
Donc, voici : le trou que tu peux voir dans la falaise n'est malheureusement pas le fait de l'érosion. Désolé de te décevoir mais c'est bien la main de l'homme qui l'a foré. En fait à Etretat, pour voir la porte et l'aiguille (dans laquelle est censée se dissimuler la cachette fictive d'Arsène Lupin, d'ailleurs il y a un musée Arsène Lupin à Etretat), tu as 2 parcours. Un par le haut des falaises, et un par le bas, par les galets, très impressionnant au passage. Et à peu près à mi-chemin, tu as un escalier et une échelle en métal qui te permettent d'accéder à ce trou. 2 raisons : l'avancée de la falaise va souvent trop loin dans la mer et on ne peut la contourner sans mouiller ses petons, et aussi et surtout, il y a un paquet de touristes un peu crétins qui sous-estiment la vitesse de la marée en Normandie et la distance entre la plage et l'aiguille et qui se font baiser par la marée. Ce trou permet aux gens de s'abriter en attendant que la voie soit de nouveau libre. D'ailleurs si tu regardes bien le trou est creusé en forme de banc pour permettre aux gens de se poser si la marée est à fort coefficient et qu'il faille attendre plusieurs heures.
Voilà, si tu as l'occasion de repasser par là, emprunte donc ce parcours par le bas, c'est vraiment saisissant ! En plus si tu y vas par marée descendante tu as une chance de pouvoir passer à pied la porte ! La classe ! L'aiguille, elle, est malheureusement toujours les pieds dans l'eau (sauf peut-être par très fort coeff mais je ne l'ai jamais vu découverte).
Au plaisir de te recroiser par-ici ou là ! Je pense aller à Saint-Cadou ce week-end, et toi ?
Bises baveuses, mouillées et sans lavage de dents bien sûr !
Yo mon petit Jojo! Je m'en doutais un peu pour le trou, ça me paraissait assez inconcevable. Merci pour tes éclaircissements!
Pour St Cadou je ne pense pas en être, j'arrête pas de faire des bornes en ce moment... Périple à Pau en prévision en fin de semaine prochaine!
La bise ma caille!
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