Johan et Pirlouit chez l'Hellène

Ca y est, c’est fait. Je me suis dégourdi les gambettes pour un ptit road trip sauvage, quasi à poil (au figuré bien sûr ; je trouvais que c’était plus classe que « avec mon sac ma bite et mon couteau », mais bon c’est dans le même état d’esprit), bref à l’ancienne (bon ça c pour se la péter un peu). Parti des contrées nordistes françaises, j’ai d’abord rejoint à Colmar mon compagnon de voyage, John, un beatnik un tantinet farfelu (y’est même pas rmiste le mec !) qui a déjà un peu vadrouillé sur les routes de l’est et d’ailleurs, sans lui, je ne serais peut-être plus là pour vous parler, gisant aux alentours d’un péage macédonien. Je parle ici en son nom vu qu'il doit avoir les mains occupées en ce moment (là ça devient hot...).
Nous sommes donc allés jusqu’au Nord de la Grèce en stop, et y avons rejoint trois points d’ancrage stratégiques. Le village de Vrita, près d’Edessa, charmante bourgade située sur les hauteurs, fut l’occasion pour John de revoir sa tutrice de stage ainsi que quelques volontaires.


vue depuis la presqu'île de Thassos, pêcheur

Après quelques moments de bravoure (la fête des cerises, la baraque du pêcheur et autres visites de courtoisie) nous allâmes vers l’Ile de Samothraki, deuxième lieu de villégiature de la tente, assez proche des côtes turques (oulà ça fait un bail que j’avais pas utilisé du passé simple faut que j’me ressaisisse). Cette île est à recommander pour son calme, ses arbres, ses cascades, ses sources chaudes, ses desserts, ses jolies filles et accessoirement pour son ambiance roots (je n’avais jamais autant apprécié la musique dans les bars, adaptée là-bas à un public résolument jeune et « underground »).

Plongeon aux alentours de Ferma, village de Samothraki

En même temps faut pas en parler sinon ce sera de moins en moins cool là-bas avec l'afflux de touristes qu'un tel message peut engendrer (bon là je me dois de faire intervenir John pour dire que non, cette île devrait être préservée du tourisme de masse pour les cinquante ans à venir). Enfin, de retour de l’île, nous avons rejoint le festival de musique dit ethnique de Vlasti, village enclavé dans les montagnes, où nous avons pu nous défouler et profiter de belles envolées sonores, sensorielles, conviviales... (oulà je m'emballe). J’y ai pour ma part un peu plus parlé anglais ce qui représente déjà une belle performance.


Vlasti

Bon je ne vais pas non plus vous raconter tout le voyage. D’abord parce que c’est long (à fortiori chiant), et pis parce qu’il faudrait l’illustrer avec les photos. Le mieux serait donc de tout claquer dans un blog, mais là ce serait encore plus long (on imagine à quel point chiant). Et le but de tout ce bazar serait de vous intéresser au récit de deux branleurs qui racontent ni plus ni moins que leurs vacances (bon là j'exagère c'est quand même plus une initiation, voire une épopée... que dis-je, une saga!). Tant qu’à faire un blog, au moins que ça puisse faire réfléchir avec des points de vue, des critiques, des idées, des débats… Je crois qu’un blog efficace c’est comme un journal, faut l’entretenir régulièrement (il y a une perche à saisir mais je ne me serais pas permis de faire des blagues salaces au sujet des filles). Oulà je m’égare.
Après ça, toujours sur les chapeaux de roues, nous sommes rentrés fissa. Le passage en Macédoine fut morose, mais nous sommes finalement parvenus jusqu'à Colmar en 2 jours et demi (contre 4 à l’aller) grâce à Varban, un jeune bulgare qui rejoignait Strasbourg pour y prendre ses fonctions de chef du protocole de la représentation bulgare au parlement européen. Ça c’est pour dire que malgré les déconvenues d’un tel périple, c’est vachement enthousiasmant de rencontrer des gens sympas. Alors ok on a eu un gros coup de moule sur la fin, ok faut réussir à communiquer (John a plusieurs fois usé du russe), et ok faut pas être regardant sur le sommier, mais qu’est-ce qu’on peut se faire plaisir sur le menu! (rapport aux économies de déplacement et d’hébergement). Ah et ayant regardé sur viamichelin, j’ai bien fait près de 6 000 bornes depuis ma paroisse en moins d’un mois de voyage.
Voilà qui est dit. Les anecdotes j'en garde pour ceux que j’aurais la chance de revoir, et pis faut bien en laisser à John sous le bras (là aussi je vais éviter une feinte facile sur ses anecdotes qui puent). Car non content de ne pas avoir d’ambition professionnelle dans l’immédiat, je vais continuer à ne rien foutre de constructif. Pour les retardataires faut dire que j’ai fait les vendanges et que j’ai passé tout l’hiver à pelleter de la neige (et pas qu’avec une machine) alors entre quelques candidatures je vais quand même profiter un peu du soleil (c’est autre chose qu’en Grèce mais on peut avoir du pain dans l’aprem ici !).

"Unissons nos différences
Elles sont complémentaires
La division mène à l’errance
Cela ne fait pas de mystère
Dans toute vérité je cherche à vérifier
Quelle est la voie du Yin et du Yang

Il y a le haut, le bas
Il y a le chaud, il y a le froid
Il y a l’envers, il y a l’endroit
Dans le revers il y a le droit

Il y a le Yin, il y a le Yang
Et dans le Yang, il y a le Yin
Je suis en blanc, je suis en noir
Je suis le noir, tu es le blanc
Tu es un tout, je ne suis rien
Il y a le vide, il y a le plein
Suivie du jour il y a la nuit
J’ai mes limites dans l’infini"

K2R Riddim

5 commentaires:

Jonatharzan 4 août 2009 à 14:13  

Ouah hé le Fanch !!! Ben ouais, debriefing sympatoche mecton ! Même à moi ça m'a donné envie d'y aller en Grèce, hi hi... Dommage que ta verve lyrique n'ait pas embrassée toutes les péripéties fantasmagoriques de notre voyage, il y en a des gouleyantes, mais bon pour te citer ce serait long (à fortiori chiant). M'en fous j'ai tout dans la tête et j'espère que toi aussi gazier !!! Ce périple en sac à dos et autostop pourrait être qualifié de bien des épithètes, tels initiatique, béatifiant, roots, gastronomique, sportif, linguistique, merveilleux, incongru, magnifique, philosophique (ah si si, pétard=philosophie) et bien d'autres choses qu'il ne tarde point d'oublier. J'ai d'ailleurs pour ainsi dire des réminiscences régulières de ce road-trip pas farouche qui te ramène en France avec un sourire à te découvrir les quenottes jusqu'aux esgourdes.

Merci Fanchon, et à la revoyure (ça rime avec confiture, clin d'œil complice) !

Jonatharzan 4 août 2009 à 14:16  

Ah et... bien choisies tes photos : un mix entre magnificence, acrobaties et déconnade... bon résumé photographique du périple !

Jonatharzan 24 octobre 2009 à 03:37  

Hé, je viens de remater la dernière photo de ton article... on dirait vraiment 2 pédérastes à poil qui se prennent en photo après s'être mutuellement perforé l'anus dans les champs. Non ?

Anonyme 10 novembre 2009 à 14:01  

Pas faux! Mais là va falloir faire gaffe aux malentendus car j'ai récemment essuyé quelques remarques quant à mes feintes d'enculades qui laissaient entrevoir que je dois rapidement trouver une belle paire de fesses bien féminines avant de sombrer dans le néant

Jonatharzan 11 novembre 2009 à 21:20  

Ben sinon tu te mets aux paires de fesses masculines et tu compares pour voir lesquelles tu préfères... hé hé...

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