Vas-y gros, fais-nous rêver

Ah Yeah, nous y sommes. Le soleil nous pousse à squatter dehors, sa chaleur émoustille nos sens et le pastaga nous apaise. C’est le printemps, la fin de saison, et le retour en terre natale se rapproche. C’est aussi le début de nouvelles péripéties, à commencer par la quête d’un nouvel objectif. Bon tout ça est un peu pompeux et évasif, j’en conviens. En clair voici venu mes derniers jours à Megève (74 - Haute-Savoie pour les géographes en herbe).
du haut de la Colombière, résidence où je suis logé blanchi aux frais de la CCAS (agrandissez les photos c les moins dégueu du stock)

Je viens donc de passer 4 mois à apprécier :
- la bourgeoisie locale (le pain choco à 1€20, les boules),
- le décor d’altitude (la sortie raquette de lever de soleil c’est fun),


Le cékoiça en sortie raquette, un coup de génép à qui trouve / le mont blanc zoomé depuis la Colombière

- les eaux de vie avec les collègues de casbah (génépi extra-sec, poire de Barcelonnette, elixir chartreux, liqueur de plantes sauvages, vulnéraire, gnôle d’ardêche…),

Collègues de Casbah d'Isère, des Landes et d'Ardèche represents bar & maintenance / Rousseau, si tu nous regardes

et de gagner de la thune (des pépettes de la maille du blé quoi) en pelletant de la neige. Histoire de rester cohérent avec mon parcours universitaire, on peut dire que j’aménageais les accès d’une structure d’hébergement à vocation touristique, le Hameau de la CCAS (Caisse Centrale des Activités Salariales d’EDF-GDF). J’y dégageais les accès, les issues de secours, et surtout un putain d’escalier menant à une autre section de la résidence (180 de mes pas ; jvous aurais bien fait des photos avec la neige à enlever et la glace en dessous à briser mais y’a pas trop l’temps ni l'envie). Ah et pis faut utiliser la chargeuse (mini-bulldozer) à l’occas sur la rampe d’accès bitumée et tellement pentue qu’il faut être barge pour essayer d’y monter quand il neige (2 accrochages à mon actif, et je suis plutôt bas sur l’échelle des dingos).

Voilà ce qu’on peut retenir. C’est loin d’être de tout repos quand il neige, avec les à-côtés, mais pas de raison de s’en plaindre. L’ennui, c’est que les efforts fournis chaque jour pour éviter que les gens galèrent ou glissent ne compte pas au regard des imprévus dont on est même pas responsable. Passons les remarques à propos de la mentalité du personnel non saisonnier ou des dirigeants (je n’exagère vraiment pas si je vous dis qu’il m’aurait apparemment fallu être vantard, hypocrite et commère pour sortir indemne de ce genre de contexte de travail, et tu dois voir ce que je veux dire Fafou), elles ne font que conforter l’idée qu’il faut se barrer (et encore je ne parle pas de la situation économique). Dans ces conditions vous comprendrez qu’il est difficile de communiquer sans éprouver le besoin de claquer des anecdotes de merde qui vous passeraient à trois kilomètres au-dessus du ciel, qui plus est à nos expatriés qui auront raison de trouver ça désuet et de demeurer enjoués tout en fourmillant d’idées (le « guide du Branquignols », j’adhère grave).


Vue de nos pioles sur la bosse / Etienne au Colombière Contest de Snowboard

Bon allez un petit encart « anecdote de merde » pour les amateurs (j’invite ceux qui ont réussi à couper le cordon avec la connerie à passer direct à la marge suivante) : Mon dernier face-à-face dimanche avec mon chef direct m’a encore surpris sur les rouages tortueux de la nature humaine. Entre autres, il me rappellait un jour de grosse neige où, ayant trimé avec un autre ouvrier toute la matinée à la pelle, ayant réussi à terminer ainsi presque tout vers midi et demi (sinon seul j’en ai au moins pour la journée, ça dépend de la quantité de glace qui se forme lorsque les gens marchent dessus) et le rejoignant à sa demande pour gérer le passage d’un très gros bulldozer venu en renfort pour dégager les places de parking, nous lui avons demandé, épuisés, si nous pouvions aller manger pour notre pause de midi et nous sommes partis. Or il n’aurait pas du tout apprécié de devoir « rester de 10h à 16h » pour dire au conducteur d’aller ici ou là (au cas où le gars qui passaient régulièrement ne saurait pas comment faire) tandis que nous allions nous reposer. J’imagine qu’il l’avait mauvaise de pas avoir pu aller sur les pistes, la plupart du personnel (administratif et restauration) étant libre l’après-midi. Bref ce n'est qu'un aperçu mais je serais un « petit con » voire un « connard » qui l’a « gonflé dès le début ». Je sais que je n’ai pas un caractère facile, mais je ne l’ai pourtant jamais pris de haut et je pensais qu'il était content du taf. Mais je ne me suis pas abaissé à l’insulter, fort de ma conscience tranquille. Je me suis plutôt mis à sourire.

Sculpture des bénéficiaires (salariés ou colo auquels le CCAS prête parfois la Colombière /Le mois de mars est arrivé

Cet entretien, il vaut mieux en rire. Et de ce rire découle une autre vérité : je (nous ?) ne suis pas fait pour ça. A l’instar de John (qui aurait pu m’envoyer un ptit mot suite à mon dernier mail, empafé d’emplâtre, mais bon jfais pareil...), je dois assumer ma soif d’expériences, mon envie de partager les fruits de mes efforts avec ceux qui en valent le coup.

Barbecue outdoor

A présent, je vais remonter, m’inscrire à l’Unedic, représenter l’assoc des Blongios à la Fête de la nature d’Abbeville (Somme) fin avril, et trouver une suite aux évènements. Marie, dsl de ne pas me pointer en Italie et non, je n’ai pas vraiment appris à skier. J’essayerai de vous envoyer des posts moins relou la prochaine fois. Et à ceux qui n’ont pas encore quitté le pays, faut nous organiser...


« J’préfère vivre pauvre avec mon âme que vivre riche avec la leur
Et si le blé m’file du bonheur je m’ferai pt’être agriculteur »
Ridan

9 commentaires:

Anto 4 avril 2009 à 10:56  

Yep sympathique compte rendu gros!
Bon courage pour le retour! Et au plaisir d'avoir encore et encore de tes news!

la bise!

Pierre 4 avril 2009 à 21:54  

Merci pour les news. Cela te coupe l'envie d'aller faire saisonnier. Des amis qui squat un sous-sol à Chamonix m'avait raconté à peu près les même chose sur la mentalité de certain dans le milieux des stations.

En fait t'a fait de l'"urbanisme" pendant 4 mois. Moi je me lance dans l'agriculture et production laitière...Je sais même comment on fait du lait caillé, les températures de chauffe et tout ;)

Géoarchi conduit à tout...rappelons nous l'anecdote de lionel qui disait fièrement qu'on géoarchi à ouvert une boutique de thé à londre ! (c'était en master1 je crois)

La biz et keep in touch.

Arianycurmy 5 avril 2009 à 00:16  

Putain ca donne envie de voir de la belle neige bien francaise! Si tu voyais l'etat des pistes boliviennes!

On rentre le 5 mai, pour ceux qui posent la question.
A plus

Fafou 5 avril 2009 à 18:29  

Salut Franch!!!

Sa fait plaisir d'avoir de tes nouvelles!!!
C'est sûr que c'était pas tip-top ton taff mais bon au moins sa te fait un peu d'expérience dans le milieu.
En tout cas je te souhaite bon courage pour la suite et au plaisir de se revoir bientôt j'espère avec les autres disponibles de la promo Branquignols 2008. Les manouches boliviens remontent le 5 mai donc faudrait que l'on se bouge le cul un week end pour organiser quelque chose de bien sympas.
Des gros bisous à tout le monde.
FAFOU

Anto 6 avril 2009 à 10:47  

J'étoffe mon petit commentaire par quelques petites questions :

Quand commences tu à chercher du taff d'été et que cherches tu comme taff et où?

Tu m'avais parlé du taff en Corse alors là je te dis "why not?" dès que j'aurai épuisé mes pistes en local!

En tout cas pour ta saison hivernale, bien c'est conforme à ce que tu me racontais déjà avec la petite touche de plus liée à l'altercation avec ton "supérieur"... Un connard de plus au tableau de chasse!

Sinon je vois que Ariane et Curmi se replient le 5 mai, je suis assez de l'avis de Fafou, ce serait bien bon de se caler une date et un lieu pour une teuf cet été! ça peut être autour d'un festoch pourquoi pas?

Jonatharzan 7 avril 2009 à 20:53  

Ouais Fanchon ! Ca c'est de la news ! C'est pas comme moi qui copie-colle un mail à Fred et Seb...

Bon sinon, pour le rencard Branquignol, le désir de ce moment m'émoustille déjà les valseuses à l'idée que je puisse à nouveau me farcir les augustes fessiers branquignolesques !!!

Moi je pars en Roumanie puis Kazakhstan autour du 10 Mai mais je pense revenir en France en Juillet après un interlude grec et serbe...

Voili voilou !

Anonyme 9 avril 2009 à 14:16  

Content de voir presque toute la bande sur cette page! Merci fafou et tu as raison un colloque s'impose. Oh eh les boliviens vous rentrez le 5 mai mais où ? Tonio je t'appelle pour les détails concernant tes interrogations. Et puisque tout le monde s'en tape le cékoiça c'est un abreuvoir ! (bande de moules)

Marichout 9 avril 2009 à 14:51  

SI SI J'ALLAIS LE DIRE QUE LE SEQUOIA C'ETAIT UN ABREUVOIR ;-)

Pierre 13 avril 2009 à 13:48  

Bon, pour une petite soirée branquignolesque, j'ai un toit chauffant de dispo, aucun risque de pluie, un budget bouffe et bière ridiculement bas. Ya une bonne sono à la mosquée du coin, donc si on les paye, ptêtre qu'il accepterai de diffuser autre chose que des appels à la prière et des chants religieux (plus dur à negocier pour le jeudi soir.

Après ya le transport qui coûte cher...500€ + 40€ (taxi) aller retour Matam/Paris.

Dites moi si vous êtes intéressé ;)

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