De la larve à l'adulte, chronique d'une amphibiose

Salut les branquignolles!

Bientôt trois mois que les petits européens utopistes et rêveurs que nous sommes nageons au fond de cette ornière:

Boussole culturelle désorientée (pas de priorité à droite)

...certitudes mises à mal (les libellules sont en fait de vraies putes)...

...inutile de vous cacher que bien des sentiments relatifs au monde aquatique, à la Vie, à nos personnes ont d'ores-et-déjà évolué ; mais l'heure n'en est pas encore au bilan, nous sommes vivants ! Simplement l'envie de vous souligner par le biais de ces quelques nouvelles que le choc induit par l'éloignement d'un art (thropode) îvre cadré depuis la naissance (ainsi en est-il…isme !) donne un coup d'accélérateur inouï au processus de remise en eau qui attire tout individu désireux de mener une existence en accord avec ses souhaits

d'amour (fraternité).....


...d'intégrité (égalité)...
...de liberté (liberté)...

Vous comprendrez qu'il ne nous est pas aisé de vous formuler ces "actes" de réflexion-extension...

...aurons bien le temps d'en reparler plus tard ! Ne nous en voulez pas trop... Sachez simplement que ce début de voyage, certes ponctué (de grosses taches de vin!) de sérieux instants d'inconfort mental et spirituel (surtout quand un crapaud vous prend pour une autre)....

laisse présager une notable évolution du rapport que nous entretenons, et entretenions ces derniers temps avec violence et confusion, entre nous et nous-même ! Allez, stoppons notre délirante mais non moins nécessaire autopsychanalyse et vous épargnons nos premières esquisses de réflexions sur la hiérarchisation des priorités d'une vie larvaire, la profonde valeur de la Vie larvaire...

Petite réflexion à part, les ornières sont de vraies poubelles, malgré une volonté de sensibiliser les populations à la problématique des décédés, l’ amphibien se tape royalement de la gestion de ces derniers... Rien que d'en parler nous horrifie, ces ornières qu'ils assassinent avec les nouveaux types de décès que sont les décapitations tragiques ...

Avons pu aborder ce sujet avec Peace le Triton, qui nous avouait que rien n'est fait à l'école ! Bref, difficile de sensibiliser les larves à cela quand la faim les tiraille, le lien est évident pour nous européens mais ici, tout est à faire... Ah, les contraintes du développement larvaire!!!

Depuis notre arrivée nous vivons le centre de cette folle ornière, arpentons les tapis d’algues, les tas de cailloux, les vases, la bouffe, etc. Découvrons les us et coutumes d'ici, apprenons timidement à bouffer des congénères, nous familiarisons avec les origines et répartition des autres larves et mollusques... Nous vous en raconterons plus à ce sujet plus tard... Simplement, l'hospitalité des scarabées est hallucinante !

Globalement, tout se passe très bien même s'il est parfois difficile de constater à quel point les puissances de la dityque ne pourront sans doute jamais s'épanouir dans un tel contexte mondial... Mais au-delà, nous vous envoyons des sourires d'amphibiens (à qui la vie vole souvent l'adolescence) synonymes pour nous ici de joie de vivre chaque moment d'une existence perpétuellement menacée...

Demain, nous partons pour un petit tour d'une dizaine de jours dans le Sud-Ouest de l’Ornière avant de repasser faire la bringue et de partir pour la terre ferme...

Rencontre avec nos vies ; nous poursuivons notre aventure également sur les chemins de l' hydrocution ; la flaque continue ! Très positivement ! Allez, nous en allons attraper une puce avant de passer la frontière...prenez soin de vous ;)

Avertissement : Toute ressemblance avec des personnages ou histoires existant ou ayant pu exister est absolument fortuite. Par avance, veuillez nous en excuser.

Mais avant de vous quitter, comment ne pas poser la question Cuize du jour ?

Selon vous qu’est -t’il en train d’arriver à Ernest ?

1) Il teste un banc urbain inclus dans un aménagement de Laure Planchet

2) C’est lundi, il se prépare pour le boulot

3) Il vient de prendre conscience de la profonde valeur de la vie larvaire

Une eau de vie de tétard à qui répond en premier

Pour ceux que cela intéresse voici la V.O. en burkinabé de notre témoignage :
Bientôt deux semaines que le petit européen utopiste et rêveur que je suis foule le sol burkinabé. Boussole culturelle désorientée, certitudes mises à mal, inutile de vous cacher que bien des sentiments relatifs au monde, à la Vie, à ma personne ont d'ores-et-déjà évolué ; mais l'heure n'en est pas encore au bilan, je suis vivant ! Simplement l'envie de vous souligner par le biais de ces premières nouvelles que le choc induit par l'éloignement d'un art de vivre cadré depuis la naissance (ainsi en est-il !) donne un coup d'accélérateur inouï au processus de remise en question qui anime tout individu désireux de mener une existence en accord avec ses souhaits d'amour, d'intégrité, de liberté... Vous comprendrez qu'il ne m'est pas aisé de vous formuler ces "actes" de réflexion ; aurons bien le temps d'en reparles plus tard ! Ne m'en voulez pas trop... Sachez simplement que ce début de voyage, certes ponctués (de grosses taches !) de sérieux instants d'inconfort mental et spirituel, laisse présager une notable évolution du rapport que j'entretiens, et entretenais ces derniers temps avec violence et confusion, entre moi et moi-même ! Allez, je stoppe ma délirante mais non moins nécessaire autopsychanalyse et vous épargne mes premières esquisses de réflexions sur la hiérarchisation des priorités d'une vie, la profonde valeur de la Vie...[…].

Petite réflexion à part, les villes d'Afrique sont de vraies poubelles, malgré une volonté de sensibiliser les populations à la problématique des déchets, l'Africain se tape royalement de la gestion de ces derniers... Rien que d'en parler m'horrifie, cette terre qu'ils assassinent avec les nouveaux déchets que sont les matières plastiques... Ai pu aborder ce sujet avec Peace, qui m'avouait que rien n'est fait à l'école ! Bref, difficile de sensibiliser les gens à cela quand la faim les tiraille, le lien est évident pour nous européens mais ici, tout est à faire... Ah, les contraintes du développement !!!

Depuis, à Ouaga, chevauchant ma Peugeot P50, je vis le centre de cette folle ville, arpente les environs, les bleds, les marchés, les églises, mosquées, soud-systems, concerts, la bouffe, etc. Découvre les us et coutumes d'ici, apprends timidement qqs mots de mooré, me familiarise avec les origines et répartition des peuples et ethnies... Je vous en raconterai plus à ce sujet plus tard... Simplement, l'hospitalité des burkinabé est hallucinante !

Globalement, tout se passe très bien même s'il est parfois difficile de constater à quel point les puissances de l'Afrique ne pourront sans doute jamais s'épanouir dans un tel contexte mondial... Mais au-delà, je vous envoie des sourires d'enfants (à qui la vie vole souvent l'adolescence) synonymes pour moi ici de joie de vivre chaque moment d'une existence perpétuellement menacée...

Demain, je pars pour un petit tour d'une dizaine de jours dans le Sud-Ouest du pays avant de repasser à Ouaga faire la bringue et de partir pour le mali avant de retrouver Thibaut en Guinée début juillet...[…].

Rencontre avec ma vie ; je poursuis mon aventure également sur les chemins de l'introspection ; la claque continue ! très positivement ! allez, m'en vais attraper un bus pour le nord du BF avant de passer la frontière ! je quitte demain le Burkina pour le Mali et le pays Dogon dans un premier temps...prenez soin de vous.

Julien




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